À mon Papy
Aujourd’hui, les mots sont difficiles à trouver.
Comment réussir à rendre hommage à un homme qui a compté autant dans ma vie ?
Tu avais un grand caractère. Tu pouvais être dur, parfois, mais tu étais surtout juste. Tu savais ce que tu voulais, et tu tenais à tes valeurs. Mais derrière cette force de caractère, il y avait un homme profondément attentionné, qui veillait toujours à ce que tout soit parfait pour ceux qu’il aimait.
Pour moi, tu as été bien plus qu’un grand-père.
Tu as fait de mon enfance un endroit de paix.
À tes côtés, je me sentais bien, simplement. Je me sentais protégé, entouré, aimé.
Tu m’as appris tellement de choses. Tu m’as appris à ne pas avoir peur, notamment le jour où il a fallu apprendre à faire du vélo. Tu m’as appris à profiter des choses simples, à me balader, à prendre le temps. Et surtout, sans forcément le savoir, tu m’as appris qu’aimer quelqu’un, c’est aussi être présent, veiller sur lui et vouloir le meilleur pour lui.
Je garderai toujours en mémoire toutes ces petites attentions que tu avais pour moi. Cette façon que tu avais de t’assurer que tout soit parfait. Parce que c’était ta manière à toi de montrer ton amour.
Et puis il y avait tes blagues…
Tu adorais nous en raconter de nouvelles. Certaines nous faisaient rire, d’autres nous faisaient peut-être un peu moins rire… mais aujourd’hui, je donnerais beaucoup pour pouvoir encore t’entendre nous les raconter.
Tu avais aussi ce souci du détail qui te ressemblait tellement. Ton physique devait toujours être impeccable. Tes cheveux bien blancs, brillants, parfaitement coiffés. Et bien sûr, ta moustache toujours soigneusement entretenue. C’était toi, Papy. Jusqu’au bout, tu voulais être parfait.
Aujourd’hui, ton absence va laisser un immense vide.
Un vide dans nos vies, dans nos réunions de famille, dans ces moments où nous aurons le réflexe de penser à toi. Mais je veux croire que tu ne nous quittes pas complètement.
Parce que tout ce que tu m’as transmis restera avec moi.
Il restera tes leçons, tes histoires, tes blagues, tes balades, tes conseils, tes petites attentions. Il restera surtout cette enfance heureuse et paisible que tu m’as offerte.
Et chaque fois que je monterai sur un vélo sans avoir peur, chaque fois que je partirai me balader, chaque fois que je penserai à prendre soin de moi et des autres, il y aura un petit peu de toi avec moi.
Alors aujourd’hui, Papy, je ne veux pas seulement te dire au revoir.
Je veux te dire merci.
Merci pour tout ce que tu m’as appris.
Merci pour tous les moments partagés.
Merci pour cette enfance dont tu as été une si belle partie.
Merci de m’avoir toujours protégé et d’avoir toujours voulu le meilleur pour moi.
Tu vas terriblement me manquer.
Mais je continuerai à parler de toi, à rire de tes blagues, à raconter tes histoires, et surtout à faire vivre tous les souvenirs que tu nous laisses.
Que ton repos sois doux, Papy.
Je t’aime, et je t’aimerai toujours.